Made in France & entrepreneurs : les leviers d’excellence partagés lors de notre conférence
Lors de notre conférence Made in France organisée par ODDO BHF Banque Privée, plusieurs dirigeants et maisons familiales emblématiques ont partagé leur vision : préserver un savoir‑faire, maintenir une production locale, renforcer une filière ou sécuriser un approvisionnement ne sont pas que des choix industriels — ce sont des décisions stratégiques qui engagent un patrimoine entrepreneurial.
Loin d’être un simple label, le Made in France devient ainsi un véritable axe de création de valeur. Pour accompagner cette dynamique, certains points d’attention méritent d’être pris en compte par les dirigeants et entrepreneurs patrimoniaux. Voici les enseignements clés abordés lors de la conférence et les leviers observés aujourd’hui dans les entreprises françaises.
« Made in France »
La France occupe une place particulière grâce à son histoire, sa culture et son rapport à la beauté et au détail. L’excellence y est profondément liée à l’héritage et à une certaine idée du raffinement. Alors que nombre de génies en France ne sont pas suffisamment sous la lumière, les intervenants du « Made in France », issus de domaines variés, illustrent chacun à leur manière cette quête d’exigence.
L’excellence ne se limite pas à une élite, mais repose avant tout sur des qualités humaines telles que la passion, la persévérance et la rigueur. Selon nos intervenants, l’excellence à la française se définit dans le « temps long », par la capacité à transmettre ainsi que par l’équilibre entre tradition et innovation.
Comment devenir un « best in class » dans son secteur ?
- Adapter sa stratégie : Pour performer dans son secteur, il est nécessaire d’adapter sa stratégie. L’exemple du champagne illustre parfaitement cette logique : lorsque des maisons ont quitté la production de volume pour miser davantage sur la qualité alors le produit est devenu avec le temps un symbole et à un art de vivre. Cette stratégie progressive montre qu’un positionnement haut de gamme se construit sur le long terme.
- Adapter ses compétences : à la recherche d’excellence, la polyvalence est devenue indispensable. Des profils comme des ingénieurs doivent aujourd’hui s’adapter et apprendre à vendre, tandis que dans des secteurs encore masculins comme le vin, les femmes doivent redoubler de résilience pour s’imposer.
Comment conserver le même niveau d’excellence que les générations précédentes ?
- L’expérience : L’apprentissage se fait largement par l’expérience, notamment au contact de professionnels reconnus, comme le montre l’exemple des chefs étoilés. Certains projets, comme la création d’hôtels autour des vignobles, prouvent qu’il est possible de diversifier son activité tout en restant fidèle à son savoir-faire initial.
- L’innovation : faut-il innover ou perpétuer des méthodes ancestrales partagés de génération en génération ? Innover ne signifie pas forcément se réinventer sans cesse ; il s’agit d’ajustements intelligents, où l’échec peut jouer un rôle clé, et devenir levier d’amélioration.
- La concurrence : La concurrence est un puissant moteur de progrès. Sans elle, pas d’excellence : elle nous oblige à nous surpasser, à nous réinventer en permanence et à puiser l’inspiration autour de nous. Une « bonne » concurrence est important pour réussir selon nos intervenants.
Comment devenir une référence incontournable et surpasser la génération précédente ?
- L’échec, la difficulté qui fait rebondir ? La conjoncture économique, les erreurs stratégiques ou encore certaines décisions mal adaptées peuvent fragiliser les entreprises. Il est néanmoins souligné qu’il n’existe pas d’erreur fatale : chaque échec constitue une opportunité d’apprentissage. La remise en question permanente permet d’avancer et d’innover.
- Quel rôle pour L’IA ? dans une recherche d’excellence, l’IA aide à optimiser et automatiser ; elle doit rester un support, dans un cadre maîtrisé.
- Faut-il s’ouvrir à l’international ? L’inspiration extérieure nourrit l’excellence française.
L’export représente un levier majeur de stabilité économique. Dans certains cas, comme les vins et spiritueux, jusqu’à 80 % de la production de produits français est destinée à l’étranger. De plus, le secteur du luxe permet de valoriser ces marchés en transformant des produits en expériences uniques. Rappelons que le repas gastronomique français est classé par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité, et que de nombreux chefs internationaux viennent se former dans les palaces et restaurants français. La France fait encore rêver, ce qui constitue un levier à l’ouverture internationale.
Quelle place pour la transmission ?
Transmettre n’est pas seulement préserver c’est aussi apporter une part de responsabilité. Au‑delà des actifs ou biens, la transmission engage un héritage de compétences, de valeurs et de vision. C’est à la fois un moment décisif pour les dirigeants et un enjeu majeur pour les entreprises, souvent complexifiée par la fiscalité ou par des situations familiales sensibles, elle doit être anticipée pour garantir la pérennité de l’activité.
Pour aller plus loin, découvrez notre dossier sur la succession du dirigeant :
L’excellence a-t-elle un accent français ?
L’excellence à la française n’est pas un slogan, mais une réalité vivante fondée sur une exigence quotidienne mêlant rigueur, créativité, valeurs et courage. Elle s’enracine dans une culture qui façonne une fierté collective et un rayonnement international, tout en restant profondément humaine, portée par l’émotion, le sens du détail et ce « supplément d’âme » qui fait la différence. Toujours en mouvement, jamais acquise, elle se transmet, se cultive et se réinvente dans un équilibre entre tradition et innovation, transmission et adaptation, exigence et sens. Elle naît avant tout de la passion et de la capacité à donner du sens à chaque geste, à chaque création.
Ce document a été préparé par ODDO BHF dans un but purement informatif. Il ne saurait créer de quelconques obligations à charge de ODDO BHF. Les opinions émises dans ce document correspondent aux anticipations de marché de ODDO BHF au moment de la publication de document. Elles sont susceptibles d’évoluer en fonction des conditions de marché et ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité contractuelle de ODDO BHF. Avant d’investir dans une quelconque classe d’actifs, il est fortement recommandé à l’investisseur potentiel de s’enquérir de manière détaillée des risques auxquels ces classes d’actifs sont exposées notamment le risque de perte en capital.
Pour aller plus loin
Nos équipes accompagnent les dirigeants et entrepreneurs dans leurs enjeux patrimoniaux (croissance, structuration, transmission). Pour échanger sur votre situation, prenez contact avec nos experts ci-dessous.
Prenez contact avec nous


